Le marché immobilier de Londres en 2026 : prix, loyers et offre de logements neufs en chiffres

En 2026, le marché du logement londonien est mou sur les prix et ferme sur les loyers. Le prix moyen d’un logement à Londres était de 569 000 £ en juillet 2026, en baisse de 3,3 % sur un an. C’était le onzième mois consécutif de baisse annuelle dans la capitale, et la plus faible variation annuelle de toutes les régions anglaises. Dans le même temps, le loyer moyen du parc privé londonien a atteint 2 332 £ par mois en août 2026, en hausse de 3,5 % sur un an.
L’offre constitue le troisième volet du tableau. Londres a gagné 32 680 logements nets supplémentaires sur la période 2024-2025, mais à la mi-2026 les mises en chantier ne représentaient qu’environ un dixième de l’objectif annuel de la ville, freinées par les autorisations liées à la sécurité des bâtiments et par la charge fiscale.
Voici les chiffres disponibles en octobre 2026, chacun avec sa date. Les prix des logements sont provisoires et révisés les mois suivants. Nous ne faisons aucune prévision de prix et n’avançons aucun rendement locatif.
Prix des logements : Londres face au reste du pays
| Zone | Prix moyen, juillet 2026 | Variation sur 12 mois |
|---|---|---|
| Londres | 569 000 £ | -3,3 % |
| Angleterre | 293 000 £ | +1,1 % |
| Royaume-Uni | 273 000 £ | +1,4 % |
La moyenne londonienne atteint presque le double de celle de l’Angleterre, mais ses prix évoluent à rebours du reste du pays, où le nord-est de l’Angleterre a enregistré la plus forte hausse annuelle, à 4,9 %. C’est Inner London, le centre de la capitale, qui a le plus souffert de la baisse. Pour un acheteur venu de l’étranger, la situation a deux faces : les prix sont plus bas qu’il y a un an, et rien n’indique encore quand la baisse s’arrêtera.
La prochaine publication, avec les prix d’août 2026, est attendue le 21 octobre 2026. Consultez-la, ainsi que les révisions des mois précédents, avant de vous fier à l’un de ces chiffres.
Logements neufs et logements anciens
Ventilés par type, les chiffres londoniens de mai 2026 donnent un prix moyen de 509 334 £ dans le neuf, en baisse de 1,2 % sur un an, et de 549 723 £ dans l’ancien, en baisse de 3,2 %.
Ce serait une erreur d’en conclure que « le neuf est moins cher ». Si la moyenne du neuf est plus basse, c’est surtout parce que la composition diffère : à Londres, les logements neufs sont pour la plupart des appartements, alors que l’ancien comprend des maisons de toutes tailles. Ce que la ventilation suggère, en revanche, c’est que sur les douze mois jusqu’à mai 2026, la moyenne des ventes dans le neuf a moins baissé que celle de l’ancien. La ventilation d’un seul mois n’est qu’un instantané, et les chiffres sont provisoires : voyez-y un signal à surveiller plutôt qu’une tendance.
Moins de ventes
Les volumes de ventes ont reculé en même temps que les prix. Londres a enregistré 4 006 ventes en mai 2026, contre 5 139 en mai 2025. Les volumes des deux derniers mois ne sont pas encore fiables, si bien que mai est le mois le plus récent qui se prête à la comparaison.
À la revente, 19,9 % des vendeurs d’appartements en Angleterre et au pays de Galles ont vendu en 2025 moins cher qu’ils n’avaient acheté. Ce chiffre couvre tous les appartements, pas seulement les logements neufs londoniens, mais il rappelle qu’un appartement ne vaut pas forcément plus au moment de le revendre.
Loyers : toujours en hausse
Les loyers vont dans l’autre sens. Le loyer moyen du parc privé à Londres était de 2 332 £ par mois en août 2026, avec une inflation annuelle des loyers de 3,5 %, contre 3,0 % en juillet. La moyenne britannique s’établissait à 1 400 £ par mois, en hausse de 3,8 %. Londres n’est ni la région où les loyers progressent le plus vite, ni celle où ils progressent le plus lentement : le nord-est et le nord-ouest de l’Angleterre arrivaient en tête à 5,8 %, et le sud-est fermait la marche à 3,0 %.
Deux points comptent pour un acheteur qui prévoit de louer. Ce sont des moyennes sur l’ensemble des locations privées, et non le loyer qu’obtiendra tel ou tel appartement. Et depuis le 1er mai 2026, le Renters’ Rights Act limite les hausses de loyer d’un bail en cours à une par an, et les locataires peuvent contester devant un tribunal toute hausse supérieure au niveau du marché. Notre guide sur la mise en location d’un appartement à Londres détaille les règles.
Les coûts du côté du propriétaire ont eux aussi augmenté. Les charges de copropriété moyennes des appartements londoniens mis en vente atteignaient 2 801 £ par an en 2025, en hausse de 6,4 % sur un an et de 41,2 % en cinq ans. Ce que garde un bailleur dépend de ces deux lignes, et pas du seul loyer.
Offre de logements neufs : livraisons et projets en cours
L’Angleterre a gagné 208 600 logements nets supplémentaires sur la période 2024-2025, 6 % de moins que l’année précédente, dont 190 600 logements neufs achevés. Pour Londres, le chiffre était de 32 680 logements nets supplémentaires.
Les projets ralentissent encore. En juin 2026, les mises en chantier à Londres représentaient environ 10 % de l’objectif annuel de logements neufs fixé par le ministère du Logement, et un immeuble d’appartements londonien demandait au moins huit ans entre l’acquisition et l’achèvement, contre cinq ans dix ans plus tôt. Le 1er avril 2026, Berkeley Group, un promoteur actif à Londres et dans le sud de l’Angleterre, a cessé d’acheter de nouveaux terrains, sauf en coentreprise, tant que dureront les conditions fiscales et réglementaires actuelles. La Building Safety Levy figurait parmi ses raisons.
Le calendrier du régulateur fait partie de l’explication. Pour les projets de grande hauteur, les autorisations de la Gateway 2 ont largement dépassé le délai légal de 12 semaines : 25 semaines en moyenne début 2025, une médiane de 37 semaines pour les dossiers anciens à la fin de la même année, puis une certaine amélioration en 2026. Une nouvelle taxe sur les surfaces résidentielles s’applique en outre depuis le 1er octobre 2026. Moins de mises en chantier aujourd’hui, c’est moins de livraisons dans les années qui viennent. L’effet sur les prix reste une question ouverte.
Le marché vu par un promoteur
L’exercice de Berkeley clos le 30 avril 2026 donne une vue depuis le bureau de vente. Ses réservations étaient inférieures d’environ 15 % au rythme des deux années précédentes, sur un marché marqué par la prudence et le peu d’empressement des acheteurs, et les ventes sur plan ont davantage souffert de ce manque d’empressement que les ventes de logements achevés.
Pour un acheteur sur plan, ce contexte compte autant pour la négociation que pour le risque. Ceux qui s’engagent tôt le font au prix d’aujourd’hui pour une livraison qui peut intervenir des années plus tard, alors que le prix moyen londonien a baissé pendant la majeure partie de l’année écoulée. Notre liste de vérifications pour l’achat sur plan passe en revue les protections et les risques.
Dates à surveiller
| Date | Ce qui se passe | Statut |
|---|---|---|
| 21 octobre 2026 | Publication des prix des logements d’août 2026 et des loyers de septembre | Prévu |
| 28 octobre 2026 | Budget d’automne, avec les règles du dispositif proposé « Your First Home » | Prévu |
| 5 novembre 2026 | Prochaine décision de la Banque d’Angleterre sur le Bank Rate (actuellement 3,75 %) | Prévu |
| Fin 2026 | Déploiement régional du registre des bailleurs privés | Annoncé |
| 6 avril 2027 | Taux d’impôt sur les revenus fonciers de 22 %, 42 % et 47 % | Voté |
| Avril 2028 | High Value Council Tax Surcharge sur les logements d’une valeur de 2 millions de livres ou plus | Annoncé, pas encore voté |
Pour situer le coût du crédit, le Bank Rate a été maintenu à 3,75 % le 17 septembre 2026. Nous n’indiquons pas de taux de crédit immobilier, qui dépendent du prêteur et de l’emprunteur ; notre guide sur le crédit immobilier pour les non-résidents du Royaume-Uni explique ce que regardent les prêteurs.
Les mesures fiscales sont présentées telles qu’elles étaient en octobre 2026, avant le budget. Une mesure annoncée n’a force de loi qu’une fois votée.
Lire les chiffres avant d’acheter
Nous ne publions pas de rendement locatif pour les appartements neufs à Londres. Si l’on vous en présente un, demandez à partir de quel loyer et de quel prix il a été calculé. Le seul rendement qui compte est celui de l’appartement concerné, calculé sur le loyer qu’on peut réellement en attendre et sur son prix, frais compris.
La devise est l’autre chiffre à surveiller. Les prix, les loyers et les charges sont tous en livres sterling : un acheteur dont l’argent est dans une autre devise supporte un risque de change sur chaque paiement et sur le produit de la revente. Un prix londonien stable en livres peut paraître bien différent en dollars, en euros ou en dirhams.
- Vérifiez la date de chaque chiffre. Les données sur les prix ont environ deux mois de retard et sont révisées.
- Comparez ce qui est comparable : une moyenne pour tout Londres dit peu de chose d’un immeuble donné dans un borough donné.
- Prévoyez les coûts que les moyennes laissent de côté : le Stamp Duty au taux applicable aux acheteurs étrangers, les charges de copropriété et l’impôt sur les loyers. Nos guides sur le Stamp Duty et sur les frais courants les détaillent.
- Revérifiez les chiffres fiscaux après le budget du 28 octobre 2026.
Les logements londoniens avec lesquels nous travaillons actuellement figurent sur notre page des biens au Royaume-Uni.




